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Impôt à la source : les Français ont peur d’avoir du mal à rembourser leur crédi

Publiée le 11/01/2019

Plus d’un futur acquéreur immobilier sur deux redoute que sa banque ne lui accorde un prêt inférieur à ce qu’il aurait pu obtenir sans le prélèvement à la source.

Depuis le 1er janvier 2019, le prélèvement à la source est entré en vigueur. Près des trois quarts (72%) des Français le redoutent, selon un sondage réalisé par OpinionWay pour le courtier immobilier VousFinancer. Parmi les raisons évoquées, arrive en tête la crainte d’erreurs sur le montant prélevé (34% des personnes interrogées). La baisse du pouvoir d’achat n’arrive qu’en deuxième position (24% des personnes sondées).

 

Si l’on ne tient compte que des particuliers qui déclarent avoir un projet immobilier dans les deux ans, le ressenti est le même. Plus d’un acquéreur sur deux (55%) redoute d’avoir plus de difficultés pour payer ses mensualités. Les sondés sont autant à craindre que leur banque leur accorde un prêt inférieur à ce qu’ils auraient pu obtenir sans le prélèvement à la source. Ces chiffres grimpent, à respectivement 75% et 72%, pour les emprunteurs de moins de 35 ans, cible pourtant privilégiée par les banques. Ces dernières n’hésitent pas à leur proposer d’emprunter à des taux bas (1,15% en moyenne sur 20 ans) voire sur des durées plus longues (25 ou 30 ans) afin de réduire le montant emprunté chaque mois.

 

 

Attentisme au premier trimestre 2019

 

Avec le prélèvement à la source, les impôts seront en effet directement déduits du salaire. La capacité d’emprunt pourrait s’en trouver réduite, entraînant une perte de pouvoir d’achat. Et pourtant, l’emprunteur n’est pas moins riche qu’avant. «Le prélèvement à la source n’aura aucun impact sur la capacité de remboursement et le taux maximum d’endettement calculé au cas par cas», affirme la Fédération bancaire française. La plupart des banques prendront en effet en compte le «net à payer» avant impôt sur le revenu qui reste inscrit sur les fiches de paie.

Elles seront toutefois attentives, pour valider ou pas un prêt immobilier, au poids que représente le montant de l’impôt dans le reste-à-vivre (somme restante toutes charges déduites, ndlr). Un minimum de 750 euros en moyenne pour les célibataires et de 1200 euros pour un couple plus 250 euros par enfant à charge, est exigé par les banques.

 

Malgré ce discours bienveillant des banques, les acquéreurs ne devraient pas se bousculer au portillon. «Comme le marché immobilier est souvent impacté par des effets psychologiques, on peut s’attendre à un attentisme des acheteurs au premier trimestre, notamment des acquéreurs les plus jeunes et les plus fragiles», analyse Sandrine Allonier, de VousFinancer.

 

Certains établissements, comme le Crédit mutuel ou HSBC, font exception et considèrent le salaire une fois déduit des impôts. En contrepartie, elles acceptent que le taux d’endettement grimpe jusqu’à 40% voire 50%.

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