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Logement: en 30 ans les Français ont gagné 9 mètres carrés

Publiée le 22/02/2017

Si les conditions de logement se sont sensiblement améliorées en France au cours des trente dernières années, les Français n’en ont pas tous profité. Dans une étude que vient de publier l’Insee sur le logement, la première du genre, l’institut national de la statistique s’est penché sur l’évolution du logement en France au cours des dernières décennies.

Des progrès ont été accomplis, et les politiques successives du logement n’ont pas été menées en vain. Les logements sont plus confortables, bien mieux équipés que dans les années 1970, et les Français moins nombreux à vivre dans un habitat exigu. Ils sont encore 8% à souffrir de surpeuplement, mais c’est deux fois moins qu’en 1984. Le secteur du bâtiment a beaucoup construit: entre 1968 et 2013, le nombre de logements a grimpé que près de 80% alors que la population française ne progressait que de 30%. Rien qu’entre 2000 et 2016, entre 300.000 et 500.000 logements ont été construits chaque année. Cette offre nouvelle, couplée à une baisse de la taille des ménages en partie dûe au vieillissement de la population, a permis de gagner 9 m² par personne depuis 1984. En moyenne, chaque Français dispose aujourd’hui d’un espace propre de 40 m².

Plus de propriétaires qu’avant

Autre bonne nouvelle: la proportion de ménages propriétaires a régulièrement augmenté depuis 30 ans. Les Français sont aujourd’hui propriétaires à 58% de leur logement (principalement d’une maison), contre un sur deux en 1973. Paradoxalement, la forte hausse des prix de l’immobilier des années 2000 n’a pas entamé la capacité d’achat des ménages. Grâce à la baisse des taux de crédit et à l’allongement de la durée des prêts immobiliers, ils disposaient d’ailleurs en 2010 d’une capacité d’achat supérieure aux années 1970. Le taux d’accès à la propriété s’est cependant tassé depuis 2008.

La crise du logement n’est-elle alors qu’un mirage? Ce n’est pas ce qui ressort de l’étude de l’Insee, qui constate que cette amélioration globale n’a pas profité à tout le monde. Si le chiffre souvent avancé d’une pénurie de 800.000 logements n’est selon l’institut «étayé par aucun élément», certains ménages tirent mal leur épingle du jeu.

Logement social de moins en moins accessible

Dans les zones tendues, les habitants souffrent encore du surpeuplement, et la situation de locataires s’est dégradée ces trente dernières années. Alors que leurs revenus étaient proches de ceux des propriétaires en 1973, ils s’en sont progressivement éloignés, leurs revenus stagnent depuis 1992. Ceux qui restent locataires sont en effet bien souvent ceux qui n’ont pas eu les moyens d’acheter, ce qui n’était pas le cas dans les années 1970. Les loyers, de surcroît, ont progressé bien plus vite que leurs revenus.

De moins en moins accessible, le logement social ne permet qu’à la marge d’offrir une solution à ces ménages qui se paupérisent. Les aides au logement, de leur côté, visent en partie à réduire ces inégalités et à favoriser l’accès à la propriété des plus modestes. La Cour des comptes avait recommandé en décembre de recentrer ces aides, qui coûtent 2 milliards d’euros par an à l’État pour une efficacité jugée insuffisante, sur les foyers les moins aisés et les zones les plus tendues. Dans un rapport remis ce mardi, deux parlementaires, Audrey Linkenheld et Michel Piron, s’inscrivent cependant en faux contre ce constat, et réclament au contraire une stabilité des règles d’attribution du prêt à taux zéro, au moins jusqu’à la fin 2018.

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